L’Agence marocaine de la sécurité routière veut intégrer l’intelligence artificielle aux examens de conduite dans le pays. L’objectif est d’améliorer la transparence, de garantir l’égalité des chances entre les candidats et de réduire les manipulations humaines illégales dans le processus d’évaluation, selon le site d’information marocain Al-Oumq. L’IA permettra, avec les caméras de surveillance, de suivre les différentes étapes du test dans les centres d’examens théorique et pratique, tout en analysant les données relatives au comportement des candidats ainsi qu’aux conditions du test.
La fraude aux examens du permis de conduire évolue : de moyens traditionnels comme les téléphones et les écouteurs, on est passé à des technologies plus sophistiquées et difficiles à détecter, telles que les lunettes connectées. Celles-ci affichent un écran d’ordinateur de manière indétectable, qui transmet les informations à un complice situé à l’extérieur. Ce dernier envoie ensuite les réponses au candidat via une oreillette dissimulée. Les autorités concernées alertent sur le fait que ces méthodes représentent une réelle menace pour la sécurité routière car elles permettent à certains d’obtenir le permis sans avoir aucune connaissance du code de la route, ce qui augmente les risques d’accidents graves.
Le site rapporte que le Ministère marocain des Transports indique que l’agence a entrepris de généraliser l’utilisation des caméras dans les centres d’examens théorique et pratique du permis de conduire, certains étant déjà équipés de systèmes de surveillance régionaux. L’agence a également lancé un partenariat avec l’Université polytechnique Mohammed VI pour développer un véhicule intelligent doté de caméras et d’un système informatique avancé, afin d’améliorer la transparence et l’objectivité dans l’évaluation pratique.
L’Agence travaille sur plusieurs projets liés à la technologie, notamment la modernisation et la sécurisation de son infrastructure informatique grâce à l’acquisition et l’installation de solutions antivirus avancées. Elles serviront à protéger ses bases de données sensibles sur les usagers de la route et l’administration face à la recrudescence des cyberattaques. Un budget d’environ 200 000 $ a été alloué à ce projet pour l’acquisition, l’installation et l’exploitation de systèmes antivirus.
Article original publié le 12 avril 2006 sur le site Al-Araby Al-Jadid
