Des conditions strictes et sans précédent pour l’obtention du permis algérien
Le ministre de l’Intérieur a présenté le nouveau projet de loi sur la circulation routière, qui prévoit des conditions strictes pour l’obtention du permis de conduire algérien, dans le but d’améliorer la sécurité et de réduire les accidents de la route.
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présenté ce soir le nouveau projet de loi sur la circulation routière à la commission des transports et des communications de l’Assemblée nationale populaire. Il comprend des conditions d’obtention du permis de conduire d’une rigueur sans précédent, dans le cadre des efforts de l’État pour réduire les accidents de la route et améliorer la sécurité routière.
Le ministre a souligné que les candidats devraient se soumettre à des examens médicaux, des tests de dépistage d’usage de drogues et de substances psychotropes, et suivre une formation théorique et pratique approfondie avant l’obtention du permis de conduire. Des tests périodiques et inopinés sont également prévus pour les conducteurs titulaires du permis.
Surveillance accrue des conducteurs
Sayoud a expliqué que ces mesures s’inscrivaient dans le cadre des directives du Président de la République visant à mettre fin à l’insécurité routière et à réduire le nombre de victimes d’accidents de la route ; le facteur humain étant considéré comme principale cause de la plupart des accidents.
Il a souligné que le projet de loi accordait aux autorités compétentes des pouvoirs plus étendus en matière de surveillance des conducteurs, avec la possibilité de suspendre ou de retirer le permis de conduire en cas de consommation de drogue ou d’infractions graves.
Une nouvelle loi plus stricte
La nouvelle loi sur la circulation routière comprend 190 articles répartis en 10 chapitres. Pour la première fois, elle classe les infractions en délits, crimes et contraventions. Les sanctions peuvent inclure le retrait du permis, la confiscation du véhicule et l’obligation pour le conducteur de suivre des sessions de formation.
Le projet prévoit également l’adoption de systèmes informatiques nationaux de suivi des accidents et d’identification des lieux à risques sur les routes, ainsi que l’implication de la société civile pour sensibiliser à la sécurité routière.
Article original publié en arabe sur le site d’actualité algérien awras.com
